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Des concepts créatifs à Amsterdam
| 19-05-2008 Par Myra Prinsen Deux nouveaux concepts : un hôtel « grande ville » branché et une plate-forme trop moderne pour être encore nommée « musée ». Deux concepts à deux pas l'un de l'autre. Voilà qui mérite une visite combinée. ![]() ©Qbic hotels Dormir dans un cube au WTCLe “Qbic hotel Amsterdam” est le premier hôtel au monde niché dans un WTC. Il se trouve au pied de la tour C et depuis le grand hall du WTC, le grand séjour de l'hôtel n'est qu'à quelques pas. Un living très branché avec de drôles de fauteuils, de hautes lampes très tendance, du bambou aux fenêtres, et naturellement quelques ordinateurs permettant aux invités de vérifier leurs mails. Un design réussi à un prix attractif : voilà un des concepts de l'hôtel. Quelques mannequins trônent entre les meubles très design. Voilà de quoi remplacer le livre d'or : les hôtes peuvent griffonner un mot sur les mannequins. Le séjour se prolonge par l'espace restauration où un petit déjeuner sous forme de buffet est dressé le matin. Les longues tables de petit déjeuner, reliées, forment ensemble les lettres QTC (Qbic Trade Centre). Les automates fournissent aux voyageurs affamés des en-cas, à tout moment de la journée, comme des sandwiches, des nouilles et des petits pains bapao… le micro-ondes n'a pas été oublié. Au chapitre des restaurants, le voyageur a le choix dans un de ceux présents dans le bâtiment WTC. Dès votre arrivée, vous comprendrez vite pourquoi le Qbic se nomme le « Hip Hotel » (l'hôtel « branché »). Et vous n'avez pas encore vu la chambre ! Quatre murs, décorés avec des photos et quelques publicités locales de musée et de magasins de vêtements. Au milieu de la chambre trône un grand cube, de manière pontificale, sous un éclairage de LED rouges. C'est ici que tout se passe : dormir, travailler, regarder la télé, sans oublier la douche et les toilettes. Le lit recouvre presque tout le cube. C'est un lit pour deux personnes de 2,10 m de long et un véritable Hästens! Aux pieds du lit, un petit bar est installé avec des connexions pour un ordinateur portable et un téléviseur à écran plat est suspendu au-dessus de la tête de lit. De l'autre côté de la tête de lit : la douche et les toilettes. Avis aux personnes pudiques : il n'y a pas de porte. ![]() ©Qbic hotels Un hôtel au concept aérienPaul Rinkens, l'inventeur du Qbic hotel, s'est indéniablement inspiré de l'aviation. Son concept est adapté aux voyageurs d'affaires pressés qui sont habitués à s'enregistrer eux-mêmes via une machine. Mais il intéressera également les touristes qui font le choix du « early bird system » ; réservez tôt afin de vous envoler à un prix défiant toute concurrence. Les mêmes principes ont notamment guidé l'organisation du Qbic hotel. Lors de la réservation via Internet, toutes les informations nécessaires sont déjà transmises par l'hôte, il est donc possible de s'enregistrer soi-même, dès l'arrivée, si le personnel est éventuellement absent. En plus du néerlandais, l'appareil maîtrise également 7 autres langues. Les hôtes qui réservent des mois à l'avance peuvent parfois passer une nuit à 69 € au Qbic hotel. Plus ils attendent avant de réserver, plus le risque de voir l'hôtel complet augmente. Celui-ci dispose de 35 chambres, qui sont presque toujours occupés. Pour cause de succès, une extension va bientôt avoir lieu. Les projets sont cependant encore plus ambitieux. En effet, les cubes peuvent être installés n'importe où. En plus d'Amsterdam, des projets sont en cours concernant des Qbic hotels à Maastricht et à Anvers. Des négociations ont également lieu à l'étranger pour ouvrir des Qbic dans des villes comme Prague et Barcelone. Des destinations que desservent également les compagnies aériennes de charter. ![]() ©Platform21 Platform21 : un regard curieux sur l'avenirÀ moins de cinq minutes à pied du WTC se situe le parc Beatrix et la ville semble s'arrêter. Dans un ancien cloître au bord de l'espace vert un concept de musée flambant neuf est mis au point. À tel point que le mot « musée » n'est pas à sa place. Platform21 : c'est ainsi que se nomme le concept, dans lequel le 21 évoque naturellement le XXIe siècle. Au plus tard en 2010, un nouveau bâtiment futuriste figurera ici. Il est prévu de faire « quelque chose » dans ce bâtiment concernant le design et la mode. Le nombre de galeries et des musées de design étant bien suffisant, il ne s'agira certainement pas de cela. Une foule d'expériences et de recherches ont eu lieu pour définir ce lieu nouveau. Toutes sortes de concepts ont été testés ces dernières années. Depuis, la Platform21 est devenue une sorte de centre de recherche et un lieu de rencontres des personnes curieuses de l'avenir du design, de la mode de la création. De nouveaux thèmes du futur entrent également en ligne de compte, tout comme les journauxqui proposent des numéros thématiques. Au lieu de regarder passivement et de se contenter de lire des panneaux, les visiteurs peuvent ici rencontrer et même rechercher. L'interactivité est le maître mot. De plus, le lieu reste un point de rencontre international : des artistes et des créateurs de tous les pays participent et la plate-forme s’oriente vers un public international. C'est pourquoi la communication est bilingue (néerlandais et anglais). ![]() ©Platform21 Checking RealityJusqu'au 10 août 2008, le thème de la Platform21 est Checking Reality. Il s'agit de l'interaction entre le monde physique dans lequel nous vivons et le monde virtuel dans lequel ce monde physique se développe et est reproduit ; entre first life et second life. C'est un développement qui n'en est qu'à sa phase de démarrage car la plupart des gens commencent juste à combiner les deux mondes et beaucoup de personnes sont loin d'en être là. Des exemples de cette interaction sont : trouver sa route avec un système de navigation, obtenir un brevet de pilotage dans un simulateur de vol ou vivre une vie de rêve dans des sites de communautés en ligne comme Second Life. Des artistes et créateurs vont également combiner ces deux mondes. Ils réagissent à ce thème et laisseront leur travail s'inspirer des possibilités virtuelles. Platform21 présente certains résultats de leurs recherches à Amsterdam. À côté du bâtiment d'exposition en lui-même (l'étage supérieur de l'ancienne chapelle de couvent) le parc Beatrix est cette fois-ci également impliqué. Un des artistes participants est l'Anglais Jeremy Wood qui se laisse guider par GPS. Bien que la plupart des gens vouent une confiance aveugle au positionnement par satellites, une certaine imprécision demeure toujours, ce qu'il pointe du doigt avec une oeuvre d'art qui est installée dans le parc Beatrix. Pips Lab montre dans le parc une tête qui est photographiée de manière entièrement ronde (360°) et qui est reproduite sur une surface plane comme un globe terrestre est représenté sur une carte papier. Benoit Goupy forme des mots avec des bulles dans l'étang dont l'effet lui-même est à chercher dans le bâtiment de l'exposition. À l'intérieur, les éléments suivants figurent au programme : des films élaborés, réalisés par Squint Opera pour le compte d'architectes sur des bâtiments pas encore existants, incluant des interviews avec des personnes virtuelles qui vivent ou travaillent à l’intérieur ; un laboratoire dans lequel le public peut voler, avec son propre avatar, sur un blue screen ; « augmented reality » dans laquelle de simples morceaux de papier avec de petits cubes noirs et blancs se transformant en mobilier ou en arbre dès que les visiteurs mettent des lunettes spéciales reliées à l'ordinateur ; un défilé de mode avec des étoffes surprenantes ; des herbes folles virtuelles qui réagissent avec le public et le vent… Toutes les oeuvres ne seront d'ailleurs pas présentées simultanément. Il est donc conseiller de bien examiner le programme de Platform21 en avance. Restaurant AsAu sein de Platform21, le rez-de-chaussée de l'ancienne chapelle a été aménagé, avec un petit coin de jardin, en restaurant avec terrasse. La recherche de nature dans l'aménagement ne fait aucun doute : ici, la cuisine est entièrement « naturelle ». Le chef Sander Overeinder se laisse guider par la nature : il utilise des ingrédients de saison, si possible en provenance de la région, en privilégiant le plus possible ceux des agriculteurs biologiques. Pour garder le contact avec le temps, il cuisine à l'extérieur sous une toile de tente ; dans un four en pierre et sur un vieux fourneau du cloître. Le menu change en fonction du jour. Le déjeuner est servi dans des assiettes mais le dîner est servi sur de grands plateaux. Les hôtes se rapprochent les uns des autres le long de grandes tables en bois de chêne et partagent ensemble le repas sur les plateaux. Ce qui reste est pour les poules et les cochons qui, au bout d'un certain temps, seront abattus pour être eux-mêmes mangés : les uns meurent pour faire vivre les autres. C'est également ce à quoi renvoie le nom du restaurant, As (Cendres). Tél. 020-6440100 |




