Volvo C30 Voilà le temps des choses sérieuses. Volvo avait dévoilé son concept-car C30 au dernier salon de Detroit, au début de l’année, héritier plus abouti des concepts précédents, notamment l’étude SCC de 2001. Et voilà présentée à Paris la version définitive, qui sera commercialisée au cours de l’année 2007. © Cyril de Plater Le moins qu’on puisse dire est que Volvo a pris son temps pour peaufiner son projet et le tester longuement auprès du public. Nous y voilà donc… Basée sur la plateforme commune aux Ford Focus, Mazda 3, Volvo S40 et V50, la C30 renoue avec le concept du coupé/break type 480, qui fit une percée timide et peu convaincante au milieu des années 1980. La Volvo C30, elle, affiche une silhouette moins gracile et féminine, plus râblée et musculeuse, pour tout dire plus flatteuse... Son hayon arrière entièrement vitré, et encadré par des gros feux typiques de la marque, fait lui référence, comme celui de la 480, à une autre Volvo qui est restée dans les mémoires, le « break de chasse » 1800 ES. La planche de bord ne surprendra personne, elle est presque entièrement reprise de celle des V50 et S40, y compris la fameuse console « flottante » à laquelle Volvo semble beaucoup tenir. Le plus surprenant est sans doute que la C30 de production conserve la disposition intérieure de la C30 Design Concept, à savoir une stricte disposition à quatre places individuelles. Sa vocation familiale sera donc un peu limitée, mais ce n’est pas très grave, la S40, plus longue de 23 centimètres, est déjà dans ce rôle. © Cyril de Plater L’ambition de la C30, dessinée par Steve Mattin, directeur du design Volvo, c’est plutôt de rivaliser, avec ses 4,25 mètres de long, avec les compactes « premium » que sont les Audi A3 (3 portes) et autres BMW Série 1 auprès d’une clientèle plutôt jeune, sans enfant et dotée de solides revenus. C’était d’ailleurs la mission donnée par Ford à Volvo au moment du lancement du projet. Et si Ford, confronté à une crise sans précédent, finit par être contraint de vendre ses derniers bijoux de famille (on parle déjà de la cession d’Aston Martin, de Jaguar et même de Land Rover), eh bien l’heureux repreneur de Volvo trouvera la C30 dans la corbeille... Un beau cadeau ! En tout état de cause, les objectifs de la C30 sont de l’ordre de 65 000 exemplaires par an, ce qui pourrait permettre à Volvo de passer la barre des 600 000 véhicules annuels. © Cyril de Plater Côté motorisation, on peut évidemment imaginer que la C30 recevra la plus grande partie des mécaniques disponibles à partir d’une petite centaine de chevaux (1.6 essence), y compris des Diesel, dont le D5 de 185 ch. Mais la version la plus huppée sera propulsée, dans un premier temps par le T5 220 chevaux. On nous a aussi promis un cinq cylindres turbo 2,4 litres de 260 chevaux. Avec un 0 à 100 km/h en 6 secondes, ça risque de décoiffer, même si la vitesse de pointe sera limitée, comme beaucoup, à 250 km/h. La C30 bénéficiera par ailleurs d’un programme de personnalisation tendant vers le haut de gamme, décliné en quatre niveaux (C30, Kinetic, Momentum, Summum) et, comme toute Volvo qui se respecte, soignera l’aspect sécurité, avec tout l’arsenal habituel, auquel s’ajoutera le BLIS (détecteur d’angle mort dans les rétroviseurs)... comme sur le gros SUV Audi Q7. © www.motorlegend.com |