Magazine - 15/12/05

   

ViaMichelin Trafic

Acteur majeur du marché de la mobilité, ViaMichelin lance son premier service d'information trafic en temps réel.
Technologie et mobilité
L'info trafic RDS-TMC sur système de navigation

Si l'info trafic est bien connue, sa diffusion en temps réel dans la voiture, combinée au système de navigation par GPS, l'est moins. Pertinente, personnalisée et constamment actualisée, l'info trafic permet d'éviter les bouchons et de gagner en confort de conduite.
Popularisée notamment par Bison Futé, les radios d'autoroutes comme 107.7 et de nombreux sites Internet, à commencer par ViaMichelin, l'info trafic est maintenant bien connue. La plupart des automobilistes s'y réfèrent avant de prendre la route. Mais on ignore souvent comment elle est collectée sur le terrain et quelles voies elle emprunte pour parvenir jusqu'au système de navigation d'un automobiliste.
La collecte des données sur le trafic
ViaMichelin
En France, il faut distinguer Paris et l'Île-de-France (qui possède son propre système de collecte) du reste de l'Hexagone.

À Paris et en Île-de-France

Le périphérique parisien est équipé à la fois de caméras vidéo et de boucles automatiques, c'est-à-dire de câbles enfouis dans la chaussée, qui calculent la vitesse du trafic. La ville de Paris prend également en compte le trafic sur les principaux axes (rue de Rivoli, boulevard Sébastopol, etc.) et sur la plupart des voies secondaires.
Au-delà, l'Île-de-France, qui concentre plus de 80 % des bouchons de l'Hexagone, possède également son propre système de recueil de l'information routière, branché en direct sur les 500 km de voies rapides nationales situées entre le périphérique et la Francilienne.
 
Au niveau national

Il faut distinguer la collecte opérée par les différents groupes publics relevant de l'État, et celle effectuée par les autoroutes privées regroupées sous la forme d'un GIE (Groupement d'Intérêt Économique).
Du côté de l'État, la gendarmerie opère une collecte manuelle avec son propre système. Les pompiers, le SAMU, la direction de la Défense et de la Sécurité civile, et même Météo France font également remonter des informations de terrain. Ces informations sont regroupées sous l'égide d'un organisme d'État, la DSCR (Direction de la sécurité et de la circulation routières).
Les autoroutes sont contrôlées par des caméras, des capteurs automatiques et... des patrouilles "maison" qui sillonnent en permanence le réseau, tout comme la gendarmerie qui effectue des rondes régulières. Des informations sont également recueillies de la bouche même des automobilistes via les bornes d'appels pour signaler une panne ou la présence de vaches sur l'autoroute. Ces différentes sources sont traitées par chaque société d'autoroutes qui est responsable de la qualité de l'information trafic sur son réseau. L'information trafic est ensuite rediffusée sur les ondes des radios d'autoroutes (comme 107.7) et les panneaux d'affichage.

© ViaMichelin
L'agrégation et le codage des données
La localisation
Le code de localisation est sélectionné dans la table des localisants définie par le SETRA (Service d'études techniques des routes et autoroutes) qui couvre 55 000 km à travers 13 000 points (ou localisants). Ces derniers sont bien sûr positionnés à des endroits stratégiques du réseau comme les carrefours, les grands axes et les bretelles de raccordement.
Dans un second temps, ces données brutes collectées auprès de diverses sources doivent être agrégées ensemble et mises en cohérence. Le message est ensuite classé en fonction de son contenu. Accidents, travaux, embouteillages, fermeture de voies sont définis comme des "événements". Après cette étape de clarification du contenu du message, l'information trafic doit être codée pour être diffusée jusqu'à l'automobiliste.
C'est là qu'intervient le fameux standard mondial de codage de l'information trafic, le TMC (Traffic Message Chanel). Ce codage définit la manière dont doit être traduite en message d'info trafic un événement survenu sur le réseau routier. Selon ce protocole, tout événement se définit notamment par sa nature (accident, embouteillage, etc.), sa localisation (via un localisant) et son sens par rapport au sens de la circulation.
 
La diffusion des données sur le trafic
© ViaMichelin
Ainsi codée et libellée, l'information trafic est prête à être diffusée. Oui, mais par quelle voie ? Via le fameux RDS (Radio Data System), introduit en France en 1987, qui permet la diffusion en temps réel de données simultanément à un programme de radiodiffusion sonore en FM. Cette diffusion s'opère sur une onde sous-porteuse de la fréquence servant de support, sans perturber la qualité d'écoute du programme lui-même. En d'autres termes, le conducteur reçoit l'info trafic tout en écoutant la station FM de son choix.
Améliorer les conditions de conduite
Couplé à la navigation embarquée par GPS, le service d'info trafic offre alors au conducteur un outil puissant pour mieux gérer ses déplacements. Les événements apparaissent sous forme de pictogrammes affichés sur un fond cartographique, mais aussi sous forme de messages textuels ou/et vocaux diffusés par synthèse vocale. En ciblant les événements les plus pertinents sur un trajet donné, le système GPS propose alors un nouvel itinéraire en tenant compte des obstacles et soumet un nouveau temps de parcours à l'automobiliste.
Véritable valeur ajoutée en terme de mobilité, l'information trafic combinée à la navigation par GPS apporte confort et maîtrise à l'automobiliste.