| | Technologie et mobilité En taxi, choisissez aussi la navigation embarquée ! Par G. Rouzeau Pour un chauffeur de taxi, la navigation embarquée est devenue un véritable outil professionnel. Monter à bord d'un taxi équipé du GPS, c'est l'assurance de faire un voyage sûr en compagnie d'un chauffeur décontracté. Récit d'une conversion. Comment aimez-vous votre petit café du matin ? Serré sans doute. Et votre chauffeur de taxi, vous l'aimez comment ? Stressé ou décontracté, grognon ou aimable ? Stressé, Jean-Jacques, chauffeur de taxi depuis huit ans après une reconversion, l'a longtemps été. Le malheureux a commencé son nouveau métier sans système de navigation embarquée ! Aujourd'hui, avec son système VDO, il est heureux, même si pour être au top il faudrait qu'il songe à changer son CD de navigation qui date un peu. Portrait d'un chauffeur de taxi cool et sans stress. © C. Morel / ViaMichelin | On pourrait croire naïvement que le chauffeur de taxi est né avec une base cartographique implantée dans la tête. Il n'en est rien. Comme nous l'explique Jean-Jacques, "la formation d'un chauffeur de taxi comprend des leçons qui consistent à apprendre par cœur plus de deux cents adresses et plusieurs dizaines d'itinéraires". L'impétrant doit aussi replacer des noms de rue sur une carte muette. Voilà pour la formation. "C'est peu" reconnaît volontiers notre chauffeur, sauf "quand, comme moi, on fréquentait auparavant toujours les mêmes itinéraires et surtout les transports en commun". Les premières années, nous confie Jean-Jacques, furent douloureuses. Une anecdote parmi d'autres. Il prend en course des étrangers pour la préfecture de Nanterre où ceux-ci devaient se faire faire des papiers administratifs. Jean-Jacques s'engage sur la toute nouvelle autoroute A 14 sans savoir qu'elle comporte un péage qui l'oblige, confus et honteux, à faire demi-tour avec l'autorisation goguenarde de la maréchaussée... Bref, beaucoup de déconvenues et de stress. "Le pire, c'était les clients qui montaient en disant je suis pressé. Quand on a pas droit à l'erreur, le stress augmente encore plus". La difficulté à s'orienter avait également des conséquences économiques: "Avant d'avoir le GPS, je ne restais jamais dans les aéroports ! De peur d'avoir à transporter des étrangers ne parlant pas français donc ne pouvant me guider vers une société située en lointaine banlieue dans une zone industrielle". Même le retour de ses lointaines banlieues était un problème terriblement chronophage. © ViaMichelin | Jean-Jacques décide donc de s'équiper d'un système de navigation en seconde monte, essuyant au passage quelques sarcasmes de collègues sceptiques. De son propre aveu, cet achat a transformé la pratique de son métier. Exit le stress, bienvenue la bonne humeur à bord. Jean-Jacques ne fait pas une utilisation "aveugle" du système - il ne recourt pas, par exemple, à la synthèse vocale qui risque selon lui de perturber ses rapports avec les clients. En revanche, il est très attaché à la feuille de route qui lui permet de visualiser l'itinéraire d'un bout à l'autre et de l'adapter le cas échéant. L'homme apprécie également beaucoup la fonction mémoire qui lui permet d'enregistrer toutes les destinations à l'ouest de Paris où se concentre l'essentiel de ses courses et de sa clientèle. À son avis, les clients, notamment les étrangers, se sentent plus en confiance dans un véhicule équipé d'un système de navigation embarquée. Certains d'entre eux suivent d'ailleurs l'itinéraire sur l'écran avec un plan papier sur les genoux. Jean-Jacques pense aussi que le GPS est un bon moyen pour ne pas "se faire balader" par un chauffeur malhonnête qui alourdit la facture par des détours inutiles. L'utilisation de la navigation embarquée a également considérablement accru son périmètre économique d'activité. Outre les zones industrielles, notre chauffeur prend des courses aux bornes* dans des quartiers qu'il connaît pourtant mal : il est sûr de prendre son client en bas de chez lui en moins de dix minutes. Ce n'était pas toujours le cas sans système de navigation et au-delà de dix minutes d'attente, le client est en droit de se plaindre, car le compteur tourne.
"L'hiver, c'est le triomphe du GPS" nous explique Jean-Jacques. Incrédule, on demande quelques explications. "Avez-vous déjà essayé de consulter votre plan de banlieue sous la lueur blafarde de votre plafonnier à six heures du matin tout en roulant ?". "On n'y voit rien et en plus, c'est dangereux" rajoute-t-il. Et l'info trafic ? "Un plus, c'est sûr" mais Jean-Jacques connaît mal ce genre de services. Il ne vous quitte pas sans raconter l'histoire de son collègue chauffeur de taxi percuté sur le périphérique par un autre... chauffeur de taxi qui avait la tête plongée dans son plan ! Aux dernières nouvelles, les deux chauffeurs, sceptiques de la première heure, envisageraient de s'équiper d'un système de navigation embarquée...
*La borne d'appel relaye directement les appels des clients dont le domicile se trouve en principe à moins de cinq minutes de celle-ci.  | |  | | Pour en savoir plus Pour transformer votre PDA en véritable système de navigation embarquée avec ViaMichelin Navigation Europe, cliquez ici ! | |  | |  |  |