| | | Journées du Patrimoine 2007 : lieux de pouvoir et ambassadesEn 2006, elles ont enregistré plus de 12 millions de visites. Le succès de la manifestation repose sur la grande diversité du patrimoine proposé aux visiteurs : parallèlement aux chefs d’œuvre de l’architecture civile ou religieuse sont mis à l’honneur les témoins des activités industrielles ou agricoles, les parcs et jardins, les sites archéologiques, les objets mobiliers, le patrimoine littéraire, fluvial ou militaire...
../../tpl/mag6/art20070901/img/bourvallais-hitel-min-just.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/beauvau-hotel-min-int.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/roquelaure-hotel.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/Orsay-quai.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/conseil-etat.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/iena-palais.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/senat-bib.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/bourbon-palais.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/matignon.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/elysee.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/hotel-ville.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/avaray-hotel.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/estree-hotel-res-amb-russie.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/charost-hotel-amb-gb.jpg../../tpl/mag6/art20070901/img/roumanie-amb.jpg L'Hôtel de Bourvallais est le lieu de travail et de résidence du Garde des Sceaux et ministre de la Justice depuis un arrêt du Conseil du roi daté du 5 septembre 1718. Construit en 1699, à la demande du maître des requêtes Joseph-Guillaume de Vieuxville, cet hôtel particulier devint ensuite la propriété du financier Poisson de Bourvallais qui lui donna son nom. Ce dernier sera embastillé pour détournement de deniers royaux à son profit. Au bout de deux ans, il bénéficie d’une transaction qui comporte, entre autres conditions, l’abandon au roi de son hôtel. Les façades de la place Vendôme, édifiées par Jules Hardouin Mansart à la fin du 17e s., seront ensuite vendues à des fermiers généraux et des financiers.Construit en 1770 et habité sous Napoléon 1er par Cambacérès, le père du code civil, l’hôtel de Beauvau est l’un des lieux les plus protégés de France et sa proximité avec le Palais de l’Élysée et l’ambassade des États-Unis n’incite pas à relâcher la vigilance ! Il a été ouvert pour la première fois au public lors des journées du Patrimoine en septembre 2005. Le ministère de l’Intérieur réitère l'expérience en permettant la visite de la salle des fêtes, du bureau du Ministre d'État et de son salon, de la galerie des portraits (représentant les 140 ministres de l’Intérieur ayant occupé les lieux !), ainsi que, plus sinistre, des anciennes geôles de la Gestapo. Les visiteurs entreront par la Cour d'honneur où seront installés deux camions munis de grandes échelles de sapeurs-pompiers, des véhicules de police et de gendarmerie. Des uniformes de policier, gendarme et pompier des années 1870 (date de l'installation du ministre de l'Intérieur dans ces lieux) seront exposés. L'orchestre de la police nationale assurera une animation musicale.À l’origine, ce superbe hôtel entouré d’un parc verdoyant niché au cœur du 7ème arrondissement n’était qu’une petite maison construite en 1695 et acquise par le Maréchal Antoine-Gaston de Roquelaure (1656-1738). Celui-ci la fit agrandir dès 1724 par les architectes Jean Cailleteau (« dit Lassurance », un vrai nom à la Michel Audiard !) et Jean-Baptiste Leroux, à qui l’on doit notamment le décor du vestibule et du cabinet du maréchal. L’an dernier, plus de 9 200 visiteurs ont foulé le ministère des Affaires étrangères. À la demande de Guizot, ministre des Affaires étrangères, la construction de l’hôtel du quai d’Orsay fut confiée à l'architecte Lacornée (également auteur du Palais d'Orsay aujourd'hui détruit) de 1844 à 1855. Les travaux de décoration extérieure furent confiés à des sculpteurs ayant participé à la restauration de Notre-Dame de Paris et des châteaux de Blois et de Saint-Cloud. Depuis le milieu du 19e s., donc, le ministère des Affaires étrangères occupe toujours les mêmes locaux... À l'exception de quelques restaurations et extensions, les bâtiments n'ont pas subi de modifications profondes. C'est à cette stabilité que l'on doit l'expression courante « Quai d'Orsay » pour désigner le ministère des Affaires étrangères !Le Palais-Royal est à l’origine la demeure somptueuse que se fait construire le cardinal de Richelieu par l’architecte Jacques Lemercier à partir de 1624. À la mort du cardinal, le palais est légué à Louis XIII. En 1643, après la mort de Louis XIII, la régente Anne d'Autriche et son fils, le jeune Louis XIV, ainsi que le cardinal Mazarin, s’y installent. De cardinal, le palais devient « royal ». C’est Monsieur, frère du roi Louis XIV, et sa descendance mâle (notamment son fils, Philippe d’Orléans) qui conservèrent l’endroit jusqu’en 1848 et lui donnèrent l’apparence qu’on lui connaît. Philippe d’Orléans fit notamment rénover des appartements par Oppenordt et décorer une galerie de peintures par Coypel.Le palais d’Iéna, qui abrite aujourd’hui le Conseil économique et social, est un édifice de l’architecte Auguste Perret construit en 1937-1938. L’hémicycle ne sera achevé qu’en 1955. Jusqu’à cette date, le palais abritait le musée des travaux publics. Cet édifice novateur associe classicisme avec sa rotonde d’entrée et innovation avec ses colonnes cannelées en béton. L'ensemble du Palais d'Iéna a été classé monument historique en juillet 1993. Le Conseil économique et social, troisième assemblée constitutionnelle de la République, est l’unique organisme consultatif où l’ensemble des représentants des forces de la société civile peuvent se rencontrer et exprimer leur opinion dans un esprit de dialogue et d’échange.Chaque année, 15 000 Français viennent découvrir le Sénat, qui est l'un des lieux du Pouvoir en France. Ils sont d'abord impressionnés par la beauté du Palais du Luxembourg et par son entretien. Ensuite, bien sûr, les visiteurs peuvent découvrir l'intégralité du Sénat : l'hémicycle, la bibliothèque, la salle des conférences, l'aile de la Présidence avec ses magnifiques salons, etc. Depuis 2002, un espace méconnu du jardin est accessible au public : la serre d'orchidées qui abrite de vraies merveilles ! Les jardiniers du Sénat ont une réputation internationale, notamment dans la culture des orchidées : certaines ont ainsi été primées dans des concours internationaux. La découverte de ce lieu unique (mais fragile) sera l'occasion de rendre hommage à ces jardiniers qui ont réussi à faire du jardin du Luxembourg l'un des plus beaux jardins de France.Le Palais Bourbon n'est accessible au public qu'en de rares occasions. Lors des Journées du patrimoine, il bat, chaque année, tous les records de fréquentation avec 20 000 visiteurs, trois fois plus que l'Élysée !Derrière ce symbole de la République, se cache l'histoire agitée d'un palais princier construit entre 1722 et 1728, transformé, bien malgré lui, en « maison du peuple »... Et facétie de l’histoire, le Palais Bourbon porte, depuis quatre siècles, le nom de la plus longue des dynasties françaises ! Outre sa richesse architecturale, vous découvrirez l'une des plus belles bibliothèques au monde décorée par Delacroix et rassemblant près de 1 900 ouvrages d'une valeur inestimable, comme les minutes du procès de Jeanne d'Arc ou le manuscrit de la Marseillaise de Rouget de Lisle. Lors de votre visite, des écrans installés dans les différents salons vous expliqueront le fonctionnement de l’Assemblée nationale et vous présenteront les temps forts de l’activité législative. En faisant la queue, vous pourrez également entendre les tambours de la Garde Républicaine ainsi que son quatuor à cordes installés dans la salle des fêtes. Visite de l’Hôtel de Lassay, de la Galerie des Fêtes, qui relie l’Hôtel de Lassay au Palais Bourbon, de l’Hémicycle et de la Bibliothèque.Depuis 1935 l’hôtel Matignon est la résidence du chef du gouvernement. Il a été construit de 1722 à 1725 par les architectes Jean Courtonne et Jean Mazin. Les boiseries sont l’œuvre de Michel Lange, à qui l’on doit également l’ornementation du Grand salon du Palais de l’Élysée. Le Palais de l’Élysée est sans conteste la star de ces journées du Patrimoine. Édifié et décoré entre 1718 et 1722, cet Hôtel fut aménagé selon les principes de l'architecture classique : un vestibule d'entrée situé dans l'axe de la Cour d'Honneur et des Jardins, un corps de logis double en profondeur, un Grand Appartement ou Appartement de Parade partagé en son milieu par un Grand Salon ouvert sur le jardin. Visite libre de la Cour d'honneur et les salons du rez-de-chaussée...L'Hôtel de Ville, Maison Commune des marchands parisiens, fut d'abord une modeste maison reposant sur des piliers... Elle était alors située place de Grève (ancêtre de la place de l'Hôtel de Ville actuelle) : la « grève » permettant le débarquement des marchandises.Ce superbe hôtel particulier du faubourg Saint-Germain a été construit pour le compte de Claude Théophile de Bésiade, Marquis d'Avaray, par l'architecte Jean-Baptiste Roux en 1720. La maison restera dans la famille pendant deux siècles ! Restauré en 1920 par les Pays-Bas, l’hôtel d'Avaray a gardé son escalier d'origine et de beaux décors d'intérieur (tapisseries, tableaux de l'école néerlandaise). La visite libre des extérieurs et des intérieurs comprend la cour intérieure, le hall d'entrée, la bibliothèque, le petit salon, le salon de musique et la salle à manger. Construit par Robert de Cotte en 1713 pour la duchesse d’Estrées, cet hôtel particulier à trois étages a appartenu à une fille du Régent, puis est passé de mains en mains jusqu’à ce qu’il reçoive, à la fin du siècle dernier, l’ambassade de Russie. L'empereur Nicolas II et l'impératrice Alexandra y résidèrent en 1896 lors d’une visite dans la capitale. L’ambassade de Russie l’occupe toujours, bien que les salons de réception et la chancellerie soient, depuis 1978, transférés boulevard Lannes. Peint en jaune et blanc à la manière nordique, il est actuellement la résidence privée de l’ambassadeur. La façade sur cour a été très remaniée durant le 19e s. ; très bel escalier, jardin à la française et cour d'honneur pavéeÀ deux pas de l’Élysée, ce bel hôtel particulier construit par Mazin en 1720 (qui venait d'achever l'hôtel de Matignon) est occupé par l’ambassade de Grande-Bretagne depuis plus de 150 ans. L'hôtel de Charost fut construit à l’origine pour Paul-François de Béthune-Charost, marquis de l'Ancenis. C’est Pauline Borghèse, la soeur cadette de Napoléon, qui y règne avec le faste que l’on sait de 1803 à 1814. Le duc de Wellington l'achète au nom de George III en 1814, avec tout son décor Premier Empire, pour y ouvrir la première Ambassade de Grande-Bretagne permanente à l'étranger. L'Hôtel de Béhague, bel hôtel particulier de la Belle époque, vaut pour son style éclectique délicat, sa salle de théâtre byzantine et les salons de la comtesse Martine de Béhague (1870-1939), toujours parfaitement conservés. Visite libre : salons, salle de bal, salle à manger, salon japonais et salle du théâtre byzantin. Pas d'accès au jardin. Informations pratiquesJournées européennes du Patrimoine 2007, 24ème édition Les 15 et 16 septembre 2007 À Paris, un point d’information sera installé au Ministère de la culture et de la communication, 182, rue Saint-Honoré (Paris 1er) du lundi 10 au dimanche 16 septembre. Ouvert de 9h30 à 19h (jusqu’à 17h le dimanche 16 septembre), il permettra au public de se procurer les programmes complets des Journées européennes du patrimoine et des informations plus précises sur des ouvertures et des animations. À partir du 10 septembre, toutes les informations sur le programme des Journées européennes du patrimoine seront disponibles en téléphonant au numéro indigo : 0 820 202 502 (0,09 euro/minute). | | | |